
Il vient un temps dans la vie où l’on sait qu’on est plus une petite jeunesse. Et c’est bien parfait!
Ça nous amène à voir les choses avec du recul, de la maturité, voir de la sagesse (coucou CFD). Outre le fait qu’un charmant conférencier nous l’a confirmé en affirmant quelque chose comme » Les 40 ans et plus, vous ne pouvez pas savoir » (je m’entends encore dire ça à mes parents à 12 ans, #outch), passer un certain âge, on doit accepter qu’on n’est plus la saveur cool du mois.
Ceci dit, ça ne veut pas dire qu’on ne peut plus être inspirant et c’est justement pour cela que notre participation à des événements comme le Rendez-Vous Numérique 2026 est une source d’un apport important dans la communauté. Lors des trois jours de l’événement, j’ai vu nos old-timers (et moi-même) discuter avec des jeunes à la recherche de conseils, de validations ou simplement pour connecter. Certes, les anciens ont tendance à se rassembler (trop) souvent ensemble, contents de se revoir et de garder contact après toutes ces années, mais, si vous n’êtes pas un « old-timer », n’hésitez pas à les interrompre pour vous présenter ou poser une question. De toute manière, nous aurons bien le temps de nous recroiser à un autre moment (probablement au bar) et vous, ben vous êtes là, là ! Allez, osez, c’est votre chance !
Malgré notre âge vénérable, être d’un événement en tant qu’ « old-timer » permet aussi d’être inspirés, que ce soit par des jeunes qui ont de nouvelles idées à présenter (j’ai hâte de partager la conférence de Tony Aubé sur son produit Amical, un téléphone pour personne avec un trouble cognitif, soit probablement le meilleur cas d’usage pratique que j’ai vu de l’IA) ou par d’autres « old-timers » tels que Chrystian Guy, le Geek Whisperer, qui a bluffé toute la salle avec une présentation coup de poing sur le rôle névralgique des gens atypique dans la société, et ce, malgré le fait qu’on peut être parfois un peu gossant (je m’inclus ayant été diagnostiqué formellement en 2019 comme un HP – TDAH). Comme quoi, peu importe l’âge, l’apprenTISSAGE (coucou Martine Rioux dont le livre Tisser sera lancé le 25 mai (à ne pas manquer)) doit demeurer au cœur de nos pratiques.
Finalement, qu’est-ce que je retiens de mes 3 jours à l’événement Rendez-Vous Numérique 2026 ?
Premièrement, plus que jamais, alors que le lien entre les gens s’amenuise de par la place qu’occupe le travail à distance dans nos organisations, on a besoin de moment pour se retrouver comme communauté, échanger et vivre des « frictions créatives » (je vole l’expression de Francky Trichet, un ami de Nantes). En outre, on a besoin d’inspiration et voir concrètement ce qui se fait alors que notre existence ne sera sujette qu’à plus de bouleversements par le numérique et par l’IA. Nous avons besoin d’encore mieux définir nos ancrages sociétaux, éthiques et philosophiques, comme nous le présentait avec justesse Joelle Tremblay.
Or, je me questionne à savoir si le format actuel (3 jours d’événement) ne mériterait pas d’être révolu. Cela n’a rien à voir avec la qualité de l’organisation ou des bénévoles, bien au contraire (bravo encore à toute l’équipe de Capitale-Numérique), mais j’ai le sentiment qu’il serait encore plus bénéfique pour la communauté d’avoir des rencontres plus régulièrement tout au long de l’année. Un genre d’abonnement annuel à 6 ou 8 journées qui permettrait d’explorer des thématiques spécifiques, avoir des ateliers pratico-pratiques (genre de classes de maîtres) ou même des « open-mics ». Cela serait moins prenant au niveau logistique pour tout le monde (il est difficile de se libérer pour 3 jours, surtout deux mois d’affilée) tout en permettant de varier les lieux et les formules (avec ou sans lunchs, avec ou sans 5@7, etc.). Des Rendez-Vous Numériques au lieu d’un seul, car, comme le disait Sylvain Carle dans sa conférence portant sur l’évolution des événements numériques depuis 2010 : « Il faut stimuler de nouvelles occasions de réunir; c’est ensemble qu’on grandit! »
-P2L
Laisser un commentaire